Sidi Abdellah Bel Hadj PDF Imprimer Envoyer
Pour accéder au Marabout de Sidi Abdellah Bel Hadj, il faut traverser tout le bidonville qui longe la place d'Ain Sebaa; après de nombreux détours par des ruelles, entre des baraques de formes et de couleurs différentes, on débouche sur une petite place adossée à la mer et où a été constuite une jolie Kouba, surmontée de deux boules et d'un croissant en fer peint en vert.
L'intérieur de ce sanctuaire est occupé par un large tabout recouvert d'un tissu vert qui couvre la tombe de Sidi Abdellah Bel Hadj.
Les murs sont creusés de plusieurs niches noircies par la suie des bougies allumées pour le repos de l'âme du Wali.
Le sol est recouvert d'un bout de moquette. Il n'y a ni tapis ni hassira.
On ressent un dénuement total, un dépouillement sévère. Cette situation serait-elle en relation avec la population déshéritée qui le fréquente?
Un petit enclos en pierre entoure un objet d'allure phallique que des femmes stériles viennent teindre de henné avec l'espoir d'avoir des enfants.
Sidi Abdellah Bel Hadj était serviteur de Moulay El Arbi Ben Ahmed El Derkaoui qui était né vers 1830 et enterré dans la tribu montagnarde des Beni Zeroual dans la région nord ouest du Maroc. C'était un Chérif distingué, affilié aux Chadilia, branche de la secte des Kadria, serviteur de Moulay Abdelkader El Jilali.
Les Derkaouas constituent une secte puissante qui se reconnait à ses chapelets formés de grains très gros.
Pour accéder au Marabout de Sidi Abdellah Bel Hadj, il faut traverser tout le bidonville qui longe la place d'Ain Sebaa; après de nombreux détours par des ruelles, entre des baraques de formes et de couleurs différentes, on débouche sur une petite place adossée à la mer et où a été constuite une jolie Kouba, surmontée de deux boules et d'un croissant en fer peint en vert.
 
Sidi Hajjaj PDF Imprimer Envoyer
Sidi Hajjaj serait un illuminé qui, à la pleine lune, perdait la raison. Dans ces moments là, il dispensait une baraqua débordante et bienfaisante. Les gens accouraient de tous les côtés pour toucher le pan de sa robe, boire ses paroles et partager ses crises. Ils écoutaient ses paralos, ses chants et ses poèmes.
Il habitait en pleine Médina. Mais à la fin de sa vie, il se retira chez les Ouled Bouziz dans la tribu des médiounas qui l'adoptèrent et, à sa mort, lui construisirent une Kouba.
On lui attribua bien des faits dont le plus significatif est le suivant:
une nuit, comme à l'accoutumée, il cherchait son chemain dans les ruelles sordides de la vieille Médina en s'appuyant d'une main sur un baton et tenant de l'autre une vieille lampe à huile qui éclairait d'une lumière vascillante et blafarde les murs sales des maisons.
Tout d'un coup, un cri strident déchira la nuit. Une femme pleurait la mort violente de son pauvre mari portefaix au port.
Sidi Hajjaj s'avança vers la veuve dont la demeure était éclairée par une bougie. Il salua, prit la bougie et mit à sa place la lampe en disant: "Tant que cette lampe brulera dans votre maison vous ne manquerez de rien".
En effet, la veuve devint riche jusqu'au jour où un haut dignitaire la remarqua; il s'empressa de l'épouser et la fit habiter dans un grand palais qu'il illumina par de belles lanternes d'or et d'argent. Les propriétés magiques de la lanterne de Sidi Hajjaj furent oubliées et peu à peu la fortune du bourgeois se dispersa, emportant avec elle celle de sa femme.
Ainsi la tradition veut que ceux contre qui le sort de la misère s'acharne amènent une lampe sur la tombe de Sidi Hajjaj, l'allument et la veillent toute la nuit avec l'esport de voir le Saint et de lui demander aide et assistance.
Il nous a été rapporté que Sidi Hajjaj se martyrisait en se flagellant le corps avec des lanières de cuir, en se contondant le cuir chevelu avec des pierres et qu'il alla jusqu'à se taillader la poitrine avec des armes blanches.
Après sa mort, une secte se serait constituée en secret aurait continué pendant longtemps à pratiquer ce culte bizarre.
Sidi Hajjaj serait un illuminé qui, à la pleine lune, perdait la raison. Dans ces moments là, il dispensait une baraqua débordante et bienfaisante. Les gens accouraient de tous les côtés pour toucher le pan de sa robe, boire ses paroles et partager ses crises. Ils écoutaient ses paralos, ses chants et ses poèmes.
 
Sidi Mohamed Moul Assabiane PDF Imprimer Envoyer

L’histoire de Sidi Mohamed Moul Assabiane se confond avec celle du peuple. C’est un simple porteur d’eau qui vivait au début du siècle. Il faisait la corvée d’eau pour tout le douar, sans aucune compensation, si ce n’est une Kasra de pain, et une poignée d’olives que lui donnait tantôt l’un, tantôt l’autre des habitants. Le soir, harassé, il venait s’étendre à côté de ses outres vides.

 
Sidi Ahmed Bel Lahcen PDF Imprimer Envoyer

Il serait un disciple de Sidi Ahmed Ben Youssef, aussi balayait-il tous les jours la mosquée grâce à sa longue barbe. Il avait organisé une secte qui portait le nom d'Ahl El Khamsa (les gens des cinq). Il a créé des mots de passe pour que ses adeptes se fassent reconnaître. C'est ainsi qu'à la question "Tu es blanc, rouge, vert ou bleu..." il faudrait répondre rouge. A la question "J'ai la variole" la bonne réponse est "Prête-moi tes habits".

 
Sidi Fatah PDF Imprimer Envoyer

Sidi Fatah reste un saint sans légende et sans prodige. Il était un simple gardien qui ouvrait et fermait, toujours aux mêmes heures, la porte d’entrée de la ville de Dar El Beida (Casablanca).
Le jour, il enseignait le Coran aux petits enfants qui habitaient près du portail, sans rien exiger de leur famille. Le soir dans la Mosquée la plus proche, il animait des soirées religieuses et exhortait les gens à la piété, à l’honnêteté et au travail. D’ailleurs, il passait son temps à soulager les pauvres en leur donnant de l’argent qu’il gagnait en faisant le portefaix. Il rendait visite aux malades et grabataires, leur apportant réconfort et paix de l’âme.
A sa mort, les pauvres en souvenir de sa bonté et en signe de reconnaissance ont refusé qu’il soit enterré dans un cimetière comme le commun des mortels.
Une délégation composée de mendiants, d’aveugles, d’estropiés et de vieillards se rendit en cortège chez le Pacha de la ville et réclama qu’il soit inhumé au msid (Ecole coranique) où il dispensait ses cours aux petits enfants du quartier.
C’est ainsi qu’ils cotisèrent et construisirent une pièce, certes des plus simples, mais combien riche en sentiments, pour abriter sa tombe. Cette dernière fut protégée par un Derbouz en bois sculpté par un artisan du coin.
Sidi Fatah est resté le Saint des pauvres et des malheureux ici bas. On n’y brûle ni cierge ni encens. Des Fkih y psalmodient le Coran ; les déracinés de la ville y viennent pleurer leur chagrin.
L’intérieur est sobre : le seul mobilier est une natte de jonc éculée. Il n’y a pas de fenêtre. Pour éclairer le sanctuaire il faut laisser la porte ouverte. C’est une lumière blafarde qui jette des ombres estampées sur une tombe de terre et de pierre qui rappelle à chaque instant, à ceux qui souffrent et qui gémissent, que la vie ici bas n’est qu’un passage.

Sidi Fatah reste un saint sans légende et sans prodige. Il était un simple gardien qui ouvrait et fermait, toujours aux mêmes heures, la porte d’entrée de la ville de Dar El Beida (Casablanca).

Le jour, il enseignait le Coran aux petits enfants qui habitaient près du portail, sans rien exiger de leur famille. Le soir dans la Mosquée la plus proche, il animait des soirées religieuses et exhortait les gens à la piété, à l’honnêteté et au travail. D’ailleurs, il passait son temps à soulager les pauvres en leur donnant de l’argent qu’il gagnait en faisant le portefaix. Il rendait visite aux malades et grabataires, leur apportant réconfort et paix de l’âme.

 

Sidi Hajjaj

Sidi Hajjaj serait un illuminé qui, à la pleine lune, perdait la raison. Dans ces moments là, il dispensait une baraqua débordante et bienfaisante. Les gens accouraient de tous les...

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