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Sidi Boulhnich, pére des serpents, est le septième enfant d’une famille de paysans. A sa naissance, il était déjà circoncis par les anges. Au lieu de crier quand il vit le jour, il prononça l’expression rituelle Bismi Allah, au nom de Dieu.
Le père tout émerveillé, alla le présenter au Wali Sidi Moussa El Mejdoub qui le marqua d’un tatouage indélébile au front, signe de reconnaissance de la Baraka qui émane du bébé.
A l’âge de la marche, les parents remarquèrent que leur enfant était attiré par la forêt avoisinante infestée de fauves redoutables. Ils le suivirent et furent surpris de le voir jouer avec les animaux sauvages.
Un matin, la mère poussa un cri ; tout la famille se réveilla et vint à s’attrouper autour de l’enfant prodige qui dormait paisiblement en serrant contre sa poitrine un gros et long serpent. Plus tard, on le vit se promener, un reptile autour du cou. Aussi l’appela-t-on Boulhnich.
Sidi Moumen Boulhnich, une fois pubère, quitta le domicile paternel, attiré par une force mystique vers la Mecque. Il y séjourna plusieurs années et revint au pays après avoir appris le Coran et son exégèse.
Très vite, il devint un savant renommé ; il attira par son enseignement un grand nombre de Fkih qui vinrent compléter leur formation littéraire et spirituelle auprès de lui.
On lui accorda le titre de Cheikh à cause de ses nobles actions, de ses éminentes vertus et de sa remarquable conduite.
Son autorité dépassa la localité ou il vivait et on a vu arriver des Oulémas de tout le Maroc pour assister à ses réunions de Mercredi, écouter ses commentaires sur la signification de certains Hadiths et versets du Coran et apprendre ses Dikrs. Il donnait ses cours en caressant un serpent qui se tenait tranquillement autour de son cou. Son enseignement était basé sur la lutte contre les Moussems ou pèlerinages aux Saints dont il interdisait le culte.
Il déconseillait le tabac et le port d’habits luxueux. Il souhaitait que l’argent consacré aux frivolités soit dépensé en Sadaqa (aumône) pour secourir les pauvres.
Il consacrait son temps libre à visiter les malades et les soigner, car son érudition théologique était doublée d’un savoir médical encyclopédique basé sur l’hygiène et la prévention. Notamment à propos de la peste ; il préconisa une série de mesures pour éviter la contagion.
Il menait une lutte contre les sectes violentes telles les Aissaoua et Hmadcha, il ne tolérait pas la saleté dans laquelle vivaient les Heddaoua et se révoltait contre eux car ils n’étaient à ses yeux que de simples drogués qui répandaient dans le pays l’utilisation du Hachisch. Cette agressivité contre les adeptes de Sidi Heddi et Sidi Mohamed Ben Aissa lui attira beaucoup d’ennemis.
Un jour, se promenant, il vit une Hadra où des gens excités dépeçaient vivante une chèvre. Il se hasarda à leur parler. Tous se retournèrent contre lui et lui assénèrent plusieurs coups de poignards jusqu’à ce que mort s’ensuivit.
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