| Sidi Maarouf |
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Sidi Maarouf serait venu du Sahara. It était érudit et connaissait parfaitement la tradition islamique. Mais il voulait apprendre davantage. Aussi se dirigea-t-il vers Fes où il fit un long séjour à la Karaouine où il se fit remarquer par son sérieux, sa discipline et son acharnement à l’étude des textes sacrés.
Un Caid de la Chaouia, au cours d’un de ses voyages dans la capitale spirituelle, était venu à la beya (allégeance) du Sultan. Il remarque Sidi Maarouf au cours d’un dîner pour ses interventions justes et profondes. Il lui demanda de l’accompagner pour organiser un enseignement à l’intention de ses enfants. Si di Maarouf accepta, à la seule condition que le Caid lui achète, avant de quitter Fes, une riche bibliothèque. Il ne fallut pas moins d’une dizaine de chameaux pour emporter les centaines de manuscrits. Une fois sur place, Sidi Maarouf se mit à l’étude, tout en formant une génération de Tolba. Il choisit un signe distinctif pour son école. Tous ses élèves, ainsi que lui-même, portaient un Kholkhal (anneau) d’or au pied. D’où d’ailleurs son nom Sidi Maarouf El Khoulkhal (Sidi Maarouf le porteur de l’anneau). Un jour, sentant sa mort prochaine, il réunit ses élèves et leur dit de prendre ses mesures et de lui creuser sa tombe. Une fois celle-ci terminée, il se mit dedans pour l’essayer. Puis il alla prendre un bain, faire ses ablutions et sa dernière prière. Il s’enveloppa d’un linceul et se coucha dans la tombe pour l’éternité. Le Caid construisit sur la tombe une Kouba qui devint très vite un lieu de culte que visitent malades et impotents. De nos jours existe une secte appelée Ahl El Kholkhal dont le principe est l’abstinence, source de bien être pour eux. |



