| Sidi Abdellah Bel Hadj |
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Pour accéder au Marabout de Sidi Abdellah Bel Hadj, il faut traverser tout le bidonville qui longe la place d'Ain Sebaa; après de nombreux détours par des ruelles, entre des baraques de formes et de couleurs différentes, on débouche sur une petite place adossée à la mer et où a été constuite une jolie Kouba, surmontée de deux boules et d'un croissant en fer peint en vert.
L'intérieur de ce sanctuaire est occupé par un large tabout recouvert d'un tissu vert qui couvre la tombe de Sidi Abdellah Bel Hadj.
Les murs sont creusés de plusieurs niches noircies par la suie des bougies allumées pour le repos de l'âme du Wali.
Le sol est recouvert d'un bout de moquette. Il n'y a ni tapis ni hassira.
On ressent un dénuement total, un dépouillement sévère. Cette situation serait-elle en relation avec la population déshéritée qui le fréquente?
Un petit enclos en pierre entoure un objet d'allure phallique que des femmes stériles viennent teindre de henné avec l'espoir d'avoir des enfants.
Sidi Abdellah Bel Hadj était serviteur de Moulay El Arbi Ben Ahmed El Derkaoui qui était né vers 1830 et enterré dans la tribu montagnarde des Beni Zeroual dans la région nord ouest du Maroc. C'était un Chérif distingué, affilié aux Chadilia, branche de la secte des Kadiria, serviteur de Moulay Abdelkader El Jilali.
Les Derkaouas constituent une secte puissante qui se reconnait à ses chapelets formés de grains très gros.
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