| Sidi Ahmed Taghi |
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Sidi Ahmed Taghi, avant la construction de la route à double sens de la corniche, était enfoui dans la forêt de Sidi Abderrahman. Actuellement, il est au bord de la route sur une dune de sable en face de la mer. C'est une construction cubique en briques sur laquelle flottent des petits drapeaux blancs, verts et rouges. Des petites marches en pierre mènent à la tombe couverte d'une drap brodé. Au mur sont suspendus des tapis de la Mecque offerts par des patients qui ont trouvé remède à leur mal en s'adressant au Marabout. La Mrabet (gardien du Marabout) qui le garde est très distingué. Il est habillé en blanc. Un large turban vert couvre sa tête et ses larges épaules. Bienveillant, il accueille les visiteurs avec beaucoup d'élégance et de sourires. Le Saint Sidi Ahmed Taghi est un Regraqui qui était réputé pour sa médecine traditionnelle. Il était surtout spécialisé dans les maladies de la peau. Aussi, actuellement beaucoup de patients atteints de dermatite ou d'eczéma viennent y implorer sa baraka. Sa Khaloua est une halte de paix où les gens anxieux se refugient pour retrouver leur équilibre. Il est aussi le refuge de Gnaouas (Guinéens) ou Abids (esclaves) affranchis qui habitaient au début du 19éme siècle dans des huttes à quelques pas de l'actuel Marabout, en face de la mer. Il existe une fête que pratiquaient les Gnaouas et qui consistait à danser sur la plage et à jeter des féves (foul) à la mer pour solliciter la protection des génies femmes Lalla Mimouna, Lalla Jamila, Lalla Rkya et Lalla Aïcha. Le rite semble se retrouver sur les côtes de l'Afrique Noire et ne peut-être que rapporté par les esclaves que ramenèrent les marchands Arabes au Maghreb. |



